Le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) a déclenché une grève générale ce lundi dans toutes les institutions d’enseignement supérieur du pays. Selon le bureau syndical de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, cette décision fait suite à la non-application du décret présidentiel portant amélioration des conditions salariales des fonctionnaires titulaires.
À l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, le portail de la cour était cadenassé. Conséquences : les étudiants n’ont pas pu accéder aux salles de classe. Le Secrétaire général de la section syndicale de l’institution revient sur les raisons de cette suspension des cours.
« Lorsque le premier responsable de la République prend une décision pour redonner la dignité aux enseignants du supérieur et que la fonction publique s’hasarde à saboter et à rejeter ce décret, c’est ce qui nous a amené à aller au débrayage. Pour votre rappel, en janvier 2024, le président de la République a pris une décision très sage pour dire qu’il faut redonner la dignité aux enseignants. » a expliqué Mamadou Adama SOW
Dans l’enceinte du campus, toutes les salles de classe sont également restées fermées. Cet enseignant-chercheur souligne que la rencontre tenue récemment avec le gouvernement, n’a pas produit l’effet escompté.
« Le 10 octobre, on a échangé avec les cadres de la fonction publique et nous ont rassuré que si les bulletins de salaire sortent la fin du mois, si nous ne voyons pas le décret appliqué, nous sommes libres à partir de novembre d’aller en grève. Donc dans ce sens, le seul responsable de cette grève aujourd’hui, c’est la fonction publique. Ça eux de nous répondre pourquoi ils refusent d’appliquer la décision du premier responsable de la République. » a souligné Mamadou Adama SOW
Le Secrétaire général de la section syndicale de l’Université de Sonfonia s’adresse au chef de l’État.
« Pour cette grève, il faut que le président, même s’il a entendu des rumeurs, il faut qu’il voit la preuve tangible que le bébé dont il nous a donné la fonction publique a pris le cérélac, a pris le nutrilac, a pris le pampers, a pris même le biberon et il n’y a même pas d’eau pour laver le bébé. Il faut qu’il nous aide. On veut qu’il s’implique personnellement pour résoudre ça. » a exhorté Mamadou Adama SOW
Les enseignants-chercheurs affirment qu’ils ne reprendront pas les cours tant que leurs revendications ne seront pas entièrement satisfaites par le gouvernement.
Alhassane CONDÉ





















