Conakry, le 15 mai 2026 – Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP), à travers la Direction Nationale de la Pharmacie et du Médicament (DNPM), annonce la finalisation d’une réforme législative majeure visant à moderniser le secteur pharmaceutique guinéen et à renforcer la souveraineté sanitaire de la Guinée en Afrique de l’Ouest.

Une réforme alignée sur les priorités nationales et internationales
Cette réforme s’inscrit dans la Vision SIMANDOU 2040 portée par Son Excellence le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui place la santé et le bien-être des populations au cœur du développement national. Elle concrétise l’engagement constitutionnel de l’article 22 garantissant le droit à la santé et la Couverture Santé Universelle, et traduit la détermination de Madame Khaïte Sall, Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, à faire de l’accès à des médicaments de qualité une priorité absolue.
Un secteur pharmaceutique moderne et bien régulé constitue un levier transversal de développement : il renforce la résilience face aux crises sanitaires, attire les investissements responsables dans la fabrication locale, crée des emplois qualifiés, contribue à la diversification économique, garantit l’équité d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire national et protège les ménages contre les dépenses de santé catastrophiques.

Le cadre juridique de 2018, bien qu’utile en son temps, ne permettait plus d’aligner la Guinée sur les standards internationaux les plus récents recommandés par l’OMS, la CEDEAO et l’Union Africaine. Face aux évolutions technologiques, à l’antibiorésistance, aux exigences de traçabilité et à la nécessité de renforcer la souveraineté sanitaire, une refonte structurelle s’imposait.
Les innovations majeures de la nouvelle loi
- Création de l’Agence Nationale de Régulation Pharmaceutique, autorité indépendante dotée des neuf fonctions réglementaires essentielles ;
- Instauration de stocks de sécurité obligatoires pour prévenir les ruptures de médicaments essentiels ;
- Renforcement du contrôle qualité à travers le Laboratoire National de Contrôle de Qualité, érigé en laboratoire national de référence ;
- Prescription en Dénomination Commune Internationale (DCI) pour favoriser l’usage des génériques et réduire le coût des traitements ;
- Mesures incitatives fortes pour la fabrication locale de médicaments ;
- Adoption d’un Code de déontologie régissant l’exercice de la pharmacie ;
- Définition et clarification des statuts des établissements pharmaceutiques (officines, dépôts, unités de fabrication, etc.).
L’intersectorialité : un pilier de la gouvernance
Conscients que le médicament implique de multiples secteurs, la nouvelle loi érige l’intersectorialité en principe fondamental de gouvernance. Elle prévoit un cadre de coordination renforcé entre les ministères (santé, industrie, commerce, finances, justice, etc.) pour assurer la cohérence des politiques, une utilisation optimale des ressources et une meilleure crédibilité internationale.
Une élaboration inclusive et participative
La DNPM a adopté une démarche largement consultative :
- Huit ateliers régionaux organisés dans les régions administratives du pays (Conakry, Boké, Kindia, Mamou, Labé, Faranah, Kankan et N’zérékoré) ;
- Un atelier stratégique intersectoriel tenu les 14 et 15 mai 2026 à Conakry, sous la présidence du Secrétaire Général du MSHP, Dr Mory Keita, et piloté par le Directeur National de la Pharmacie et du Médicament, Dr Mamadi Mariame Camara.
Cette réforme bénéficie de l’appui technique et financier du Programme PASSGUI, financé par l’Union Européenne et cofinancé par la France, mis en œuvre par Expertise France. Le Ministère exprime sa vive gratitude pour cet accompagnement de qualité.
Des consultants nationaux et des experts internationaux ont été mobilisés pour élaborer l’avant-projet de loi, en étroite collaboration avec les équipes de la DNPM. Leur expertise, combinée à la connaissance approfondie du contexte guinéen par les acteurs locaux, a permis de produire un texte équilibré, conforme aux standards internationaux et parfaitement adapté aux réalités nationales et aux standards internationaux.
La Loi Pharmaceutique 2026 positionne la Guinée comme un pays leader en matière de régulation pharmaceutique en Afrique de l’Ouest. Elle marque une étape décisive vers un système de santé résilient, équitable et moderne, au service de tous les Guinéens.
La santé est un droit. Cette loi le rend effectif.





















